a zeiz da zeiz

Du bleu, du vert et du noir

Aujourd'hui ma provision de mûres avaient ce parfum.

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Je ne fais plus que dans la mûre marine ! Hier c'était les prairies à vaches de la pointe du Milier, aujourd'hui ce fut les sentiers de la pointe de Leyde, plus près de chez moi. Et puis comme j'avais envie d'un petit supplément je suis retournée au Milier. La veille j'y avais croisé une dame sympathique qui s'était étonnée de ma tenue si légère pour une telle activité. Il est vrai qu'elle, elle était, comment dire, suréquipée : jean et sweat épais et...gants de jardin. Moi c'était robe courte vue la chaleur, mais quand même grosses godasses montantes parce que les griffures de ronces ça ne me dérange guère, les morsures de vipères je me méfie davantage. Nous causâmes, elle avait l'air bien déçue de sa maigre cueillette, c'était trop petit, trop peu, trop rouge, bref ça n'allait pas. Alors moi bonne âme partageuse je lui indique le début du pré que j'avais un peu pillé mais sans forcer, et je vais plus loin. Mais je ne la quittais pas de l'oeil et je trouvais qu'elle ne restait pas longtemps. En foi de quoi aujourd'hui un pressentiment me fait revenir exactement au même endroit. Et là je me dis, ou bien la dame était gravement myope ou bien c'était une sacrée flemmarde malgré son équipement au top, ou bien les mûres avaient grossi, mûri et s'étaient miraculeusement multipliées pendant la nuit. Bref je fis une razzia de tout ce que je lui avais élégamment abandonné la veille. Y a vraiment des gens à qui c'est péché que de donner des bons tuyaux.

Le rigolo de l'histoire c'est qu'aujourd'hui alors je m'étais équipée un peu plus, jambes couvertes quoi, eh bien je me suis vraiment salement entaillée le mollet sur une grosse ronce. Et déchiré le jean par dessus le marché. Parlez-moi de prudence après ça !

Et ce soir opération cuisson. Ça sent bon dans la maison !

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L'heure paisible

IMG_5039La sortie vespérale n'a pas tardé à prendre des allures rituelles, surtout avec ce si beau temps. Toujours le même trajet vers la mer, avec des variantes surprises de ruelles en escaliers. Mais rituel ne veut pas toujours dire monotone. À preuve ce que j'ai vu ce soir. Qui devrait être tout à fait banal et qui malheureusement ne l'est guère en ce moment. Lorsque j'arrivais en surplomb de la grande plage, par le Rheun (ar Run pour les nés natifs, hihihi), il y avait deux dames assises et papotant sur le sable, en hijab, avec un très jeune enfant endormi. Une mère et sa fille je pense. À dix pas d'elles une autre dame en maillot deux-pièces qui s'en allait nager, la courageuse. Et puis de ci de là des passants qui passaient et parfois laissaient un bonsoir discret. Pour ma part, ayant fait un aller-retour pieds dans l'eau pour calmer les élancements de ma vilaine cheville je me suis installée aussi et j'ai savouré à la fois ma clope du soir et ce moment de paix presque irréel, qui devrait, je le redis encore, être d'une totale banalité. Je me suis surprise, un peu bêtement c'est sûr, à être fière, heureuse en tout cas, de vivre dans cette ville où les gens foutent la paix aux gens. Et puis en quittant la plage j'ai entendu la plus jeune des deux femmes dire : " ce qu'il faudrait c'est qu'on vienne ici tous les soirs, c'est tellement calme". Ça m'a vraiment fait chaud au coeur.

Et puis encore une petite cerise sur la pain d'épices en rentrant. Je passais sur une petite place près de la chapelle, devant une maison sur laquelle j'avais posé mon oeil lorsqu'elle était en vente il y a un an ou deux, pas chère du tout mais avec des travaux à faire. Je m'arrête pour regarder attentivement ce qu'elle est devenue, la fenêtre de l'étage était ouverte, et moi comme une innocente sans vergogne, je faisais ma curieuse. Et puis j'entends...un violon et un violoncelle qui entament une mélodie, d'inspiration klezmer je dirais, et évidemment je reste scotchée à écouter. C'était tellement inattendu, et tellement beau dans le calme du soir. Jusqu'à ce que je me sente observée. Et un peu bête. Je n'avais pas remarqué qu'il y avait sur le pas de la porte un homme occupé à griller du poisson sur un barbecue. Il a ri, moi aussi.

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Lipousiri

Comme on n'a pas de photos de voyages à montrer, on expose ses essais culinaires...

Premier essai de pain d'épices donc aujourd'hui, rien que pour s'aérer les neurones entre les pages de corrections qui tombent dans ma boîte comme la misère sur le pauvre monde...

Et ce coup-ci je dois dire que je suis fière comme bar-tabac du résultat. Moelleux, odorant, épicé comme il faut, une bonne couche de beurre là-dessus et c'est le paradis. Le dur ça va être d'en laisser un peu pour demain, et de partager. Bon, ça c'est déjà fait car on n'est jamais trop prudent...

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Porzh-melen

Je vous présente ma nouvelle plage privée. Idéale pour le bain du matin quand elle est baignée de soleil, et rarement fréquentée par plus de 3 personnes à la fois. Ce soir c'était juste le but d'une courte balade pour se nettoyer la tête après une journée bordélique de corrections, mais quand j'ai mis les pieds dans l'eau...huuuum...malgré l'ombre et l'heure tardive, 20 h passées, je n'ai pas pu résister, plouf. Pas de serviette, pas de tenue ad hoc répertoriée par arrêté municipal (je rigole, y a pas ça ici!) mais que du bonheur. Et retour au pas de charge à la maison, parce que quand même, le tee-shirt trempé c'est pas tout confort.

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Posté par plumequivole à 21:36 - Commentaires [3] - Permalien [#]

Le pain qui pue

Pareil titre donne envie, hein !

J'esseplique : les aventures de Karagar & Vladimir en Hibernie m'avaient remis en mémoire ce pain traditionnel qui fut la base (et l'essentiel !) de nos menus lors de mon très ancien séjour par là-bas. J'en raffolais. Un petit tour de web et bien sûr je trouvai un grand nombre de recettes d'autant plus que c'est un pain très souvent fait maison. Je choisis la recette qui me semble la plus basique, pour commencer.

Et puis aïe aïe aïe, avant que j'ai le temps de m'y mettre, vlà t-y pas que les deux voyageurs, de passage chez moi, me disent avec une belle unanimité qu'ils ont été fort rebutés par l'odeur du dit pain et l'ont délaissé bien vite. J'étais fort étonnée car je n'avais aucun souvenir de ce genre, mais 4 narines valant mieux que 2, je m'inquiétais.

Têtue que je suis, je profitai cet après-midi du gros orage qui m'a fait éteindre l'ordi et donc m'a mise en chômage technique de corrections  et hop, les mains dans la farine. Avec une certaine appréhension.

Et merde alors, effectivement, en sortie de four, mes narines perso m'ont confirmé nettement la catastrophe olfactive. Ça fouettait grave de grave. Mais, car heureusement  il y a un mais, je l'ai laissé refroidir complètement et là miracle, plus d'odeur. Enfin, pour être tout à fait honnête, presque plus. Et je crois connaître l'ingrédient coupable. Donc y a moyen d'arranger ça. Je viens de goûter, un régal. Ouf ! N'aurait plus manqué que ça, que mes beaux souvenirs de jeunesse se mettent à sentir mauvais !

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Posté par plumequivole à 18:47 - Commentaires [14] - Permalien [#]