a zeiz da zeiz

L'avent c'est avant c'est pas après.

Fils et moi avons échangé aujourd'hui nos lettres, non pardon, nous sommes gens modernes, nos mails au Père Nono, histoire de ne pas nous retrouver piégés par des cadeaux à remettre en jeu sur le Boncoincoin voire direct à la déchette. On n'évitera sans doute pas la fausse note mais au moins entre nous deux ça va le faire.

Depuis qu'il a découvert, tout jeune ado, dans les étagères de son grand-père la biographie d'Alain Gerbeaud et L'expédition du Kon-Ttiki de Thor Heyerdahl, et sur les étagères de sa mère les livres de Théodore Monod, Jean Malaurie et C. Lévi-Strauss, le garçon est fou-dingue des récits des grands voyageurs, explorateurs et ethnologues. je pensais que peut-être c'était juste la passion d'un moment, mais non, ça dure. Et j'en suis ravie, ma foi. Donc pour lui ça sera ceci qu'il a demandé expressément :

97822590018309782757866962

À quoi peut-être je rajouterais bien Alexandra David-Neel, pour le quota homme-femme ? Non, je blague, simplement parce que sa vie de voyage est fascinante. Ou bien je mets en réserve pour plus tard...

Et pour moi ça sera :

45617afb5981a50bee681b0fc9efe4ca__jas_etiquette soit un peu de douceur...

ggg soit une BD, en breton ou en français (Un homme est mort) relatant l'histoire d'Édouard Mazé, syndicaliste CGT brestois tué par balle par la police en 1950. La BD est devenue un film, pour partie animation et pour partie images d'époque, et il se trouve que Fils préta sa voix à Édouard. Et j'avoue que j'étais très fière que mon rejeton endossât ce rôle. Ah les mères ! Mais c'est aussi que l'affaire m'intéresse.

Bon, vlà une affaire réglée, mais c'est pas tout, va falloir que je me creuse le ciboulot pour le reste de la famille. Je crois que tout bonnement je vais aller piller le stock échappé du feu de TOWT le transport à la voile. En plus ça rend service.

 

 

 

Posté par plumequivole à 12:53 - Commentaires [8] - Permalien [#]

Puisse la musique un jour abolir la connerie humaine...

Savez-vous que dans un certain collège d'une certaine commune d'un certain département, vers le bas à droite de l'hexagone, ô combien à droite d'ailleurs, des parents ont trouvé le moyen d'attaquer une prof de musique qui faisait apprendre ce chant arabo-andalou composée au 12ème siècle sur des paroles d'un poête inconnu du 8ème siècle, à ses élèves de 5ème ? C'est vrai, avouons-le, musicalement ça n'arrive pas à la cheville de la Marseillaise ni de Petit Papa Noël...

Bien, je vous propose de l'écouter pour bien vous rendre compte de cette sournoise attaque contre la France éternelle, une, indivisible et républicaine.

En voici d'ailleurs une autre version, plus traditionnelle, et que je préfère, même si la première, enregistrée dans des circonstances, dans un lieu et avec un luxe d'orchestration exceptionnels, faut avouer que ça a de la gueule.

Et puis tiens, ne faisons pas les choses à moitié, traduction :

Quand elle se penche

Des les premiers pas qu’Elle fit...
Mon amour, par sa grâce me conquit
D’un regard..me soumis, je l’observai...
Telle une fine branche, s’incliner
 
O mienne O cause de mes tourments
Nul ne guérit du mal dont je suis souffrant
Pour entendre ma plainte d'amour, je n’ai…
Qu’Elle... O Ma Reine de beauté
لما بدا يتثنى Lamma bada yatathanna Quand elle apparut avec sa démarche si fière حبي جمالو فتنى Hubbi jamalu fatanna Mon amour m'a a séduit par sa beauté أوما بلحظـه أسـرنا Awmâ bi LaHzihi asarna Ah comme son regard m'a asservi! غصن ثنى حين مال Ghusnun sabâ Hina mal C'est un rameau qui captive quand elle se penche وعدي ويا حيرتــي Waadi wa ya Hirati Ah dans quel trouble elle m'a mis! مالي رحيم شـكوتي Mâ li rahîma shakwati Je n'ai pour compatir à ma plainte في الحب من لوعتـي Fil hubbi min law'ati à cause de la douleur que me cause cet amour? إلا مليك الجمــال Illa maliku l-jamal Que la reine de la Beauté!

Cheap Offers: http://bit.ly/gadgets_cheap
Lamma bada yatathanna Quand elle apparut avec sa démarche si fière حبي جمالو فتنى Hubbi jamalu fatanna Mon amour m'a a séduit par sa beauté أوما بلحظـه أسـرنا Awmâ bi LaHzihi asarna Ah comme son regard m'a asservi! غصن ثنى حين مال Ghusnun sabâ Hina mal C'est un rameau qui captive quand elle se penche وعدي ويا حيرتــي Waadi wa ya Hirati Ah dans quel trouble elle m'a mis! مالي رحيم شـكوتي Mâ li rahîma shakwati Je n'ai pour compatir à ma plainte في الحب من لوعتـي Fil hubbi min law'ati à cause de la douleur que me cause cet amour? إلا مليك الجمــال Illa maliku l-jamal Que la reine de la Beauté!

Cheap Offers: http://bit.ly/gadgets_cheap

Posté par plumequivole à 20:11 - Commentaires [5] - Permalien [#]

Santa Claus versus Johnny

5341_le_bonhomme_en_pain_d_epices_douceur_1200x650_1Histoire de parler d'autre chose que de la date hystérique, oh pardon, historique veux-je dire, du 6 décembre on peut aussi fêter la Saint-Nicolas. J'aurais bien fabriqué un lapin en pain d'épices pour retomber carrément en enfance mais hélas, comme je l'ai déjà dit je crois, mon apiculteur préféré vend ses derniers pots de miel avant extinction totale de ses abeilles glyphosatées et donc le miel devient une denrée à consommer avec une extrême modération, alors j'ai renoncé - crève-coeur parce que je le réussissais fort bien -

Et tiens, à la place du pain d'épices à grandes oreilles, une autre petite douceur que ma mère-grand me chantait en ce jour-là. Bon...c'est pas très rock'n roll, mais le défunt du jour non plus à mon goût.

Refrain:
Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.

Tant sont allés tant sont venus,
Que sur le soir se sont perdus.
S'en sont allés chez le boucher:
Boucher voudrais-tu nous loger?
Refrain:

2. Entrez, entrez petits enfants
Il y a d'la place assurément.
Ils n'étaient pas sitôt entrés,
Que le boucher les a tués.
Refrain:

3. Saint Nicolas au bout d'sept ans
Vint à passer dedans ce champ,
Alla frapper chez le boucher:
Boucher voudrais-tu me loger?
Refrain:

4. Entrez, entrez, Saint Nicolas,
Il y a d'la place, il n'en manqu' pas.
Il n'était pas sitôt entré
Qu'il a demandé à souper.
Refrain:

5. On lui apporte du jambon.
Il n'en veut pas, il n'est pas bon.
On lui apporte du rôti.
Il n'en veut pas il n'est pas cuit.
Refrain:

6. Du p'tit salé je veux avoir,
Qu'il y a sept ans qu'est au saloir.
Quand le boucher entendit ça,
Bien vivement il se sauva.
Refrain:

7. Petits enfants qui dormez là,
Je suis le grand Saint Nicolas.
Le grand saint étendit trois doigts,
Les trois enfants ressuscita.
Refrain:

8. Le premier dit: J'ai bien dormi.
Le second dit: Et moi aussi.
A ajouté le plus petit:
Je croyais être en paradis.
Refrain:

Posté par plumequivole à 16:13 - Commentaires [4] - Permalien [#]

Loargann miz Kerzu

Vous allez me dire, d'abord c'est pas ce soir c'est dimanche, et puis une pleine lune on en a grosso modo une par mois, plus banal y a pas, qu'est-ce qu'elle vient encore nous embêter avec sa lanterne magique pour insomniaque ! C'est que celle-ci est particulière : en approche du solstice d'hiver dans quelques semaines, c'est la plus éblouissante de l'année. Elle est quasiment à son périgée le plus bas de l'année, donc le plus proche de la terre. Les américains l'appellent "la pleine lune du castor". Joli, non ? Donc avec tout ça, forcément je me suis fait une petite séance fraîcheur de la nuit pour lui tirer le portrait, côté jardin pour avoir une relative discrétion des lumières urbaines, toute relative hélas.

IMG_8431

IMG_8450

IMG_8454

IMG_8459

IMG_8459

IMG_8456

IMG_8475

IMG_8462

IMG_8472

Et qui dit pleine lune dit...grande marée et dit...crevettes ! Une bien belle marée d'ailleurs avec un coefficient de 107 lundi. La question étant de savoir si on aura le courage d'aller se geler les pattes. Aujourd'hui le fort vent plein Nord était glacial, le sable volait et la baie moutonnait. En même temps c'est la meilleure époque pour les bébêtes...Hum...Attendons...

Posté par plumequivole à 17:46 - Commentaires [6] - Permalien [#]

Où peinture et espionnage font bon ménage.

l_enfant_de_bruges_gilbert_sinouecc81Il se peut fort bien que je radote et vous aie déjà parlé de ce roman. En ce cas, faites comme si de rien n'était, histoire d'épargner ma susceptibilité de vieille semi-gâteuse...Relecture donc. Et toujours autant de plaisir. On pourrait appeler ça un thriller Renaissance. Outre l'enfant du titre, le principal personnage est Jan van Eyck son père adoptif, qui ne fit pas que de la peinture mais fit aussi l'espion au Portugal et ailleurs pour le duc de Bourgogne qui le payait grassement. De la Flandre à Florence on rencontre aussi Cosme de Médicis, une flopée de peintres et sculpteurs ultra-célèbres (dont Rogier van der Wieden, j'ai pensé à Cornus), des banquiers plus ou moins réguliers, des hommes de main, des égorgeurs et des incendiaires, des hommes d'église pas forcément très catholiques, des détraqués qui ne dépareraient pas dans certaines sectes "new age" d'aujourd'hui...L'art, la religion, la basse politique et la haute finance se mêlent dans une intrigue qui finalement ne nous dépayse pas tant que ça malgré les siècles. Gilbert Sinoué, outre qu'il sait utiliser l'Histoire pour nourrir la fiction sans jamais inventer quoique ce soit qui fut impossible, est un conteur de premier ordre. On ne lâche pas facilement le bouquin ! Et les amateurs de peinture flamande et italienne seront à leur affaire...entre quelques meurtres bien sanglants, juste comme il faut.

Posté par plumequivole à 22:52 - Commentaires [5] - Permalien [#]