a zeiz da zeiz

La vie du manoir

Vous vous rappelez que j'ai un jardin ? C'est tout à votre honneur, parce que moi c'était tout juste. Pas le temps, pas le temps...refrain connu. Mais comme hier j'avais fait un tout petit marché pour cause de fin de mois (si, si, pour les retraités la fin de mois c'est le 9, faut s'y faire et pas se gourer dans ses calculs), je me suis dit qu'il fallait absolument que j'aille inspecter mes poireaux. Et balancer le seau de déchets et arroser, oui, oui, le compost. Donc voilà c'est fait, mission accomplie, et ramené 3 gros poireaux. Cette année ils sont super. Pas de rouille, pas de teigne, merci le purin de prèle.

Tant qu'à y être, et vu que le temps était délicieusement frais mais pas froid car aucun vent et un soleil parfait, on en a profité. Dieu seul sait quand sera la prochaine fois. Donc, retournage et arrosage du compost, ah qu'il est beau !, quelques belles brouettées de paille bien sèche pour compléter les paillages de début d'automne qui commencent, mais lentement faute de pluie, à se décomposer, soins aux rosiers, taille de la grande verveine qui a, enfin, fini de perdre ses feuilles et protection de la belle, quoique elle est maintenant d'une solidité à toute épreuve, m'est avis. Un peu de nettoyage de saloperie (les fraisiers sauvages, ah ils m'énervent ceux-là, ils font de la résistance !), suppression des bourraches encombrantes, préparation du futur coin des fèves, inspection des jardins des voisins...

...Et là justement très fructueux espionnage industriel. La plupart des serres et tunnels se sont fait la malle dans le premier coup de tempête, sauf le bricolage de ma voisine d'en bas. Alors je me suis dit que ça devait être intéressant. Et ça l'est. À part la bâche de plastique blanc, elle n'a visiblement rien acheté. Allez, mettons un rouleau de bout (prononcer "boute") à la coop marine, et encore peut-être est-ce aussi de la récup. Quoiqu'il en soit tout est maintenant dans l'appareil photo, avec même les noeuds en gros plan. Yapuka.

À part ça mis les premières patates en germination à la maison. Maintenant j'ai de la place tant que j'en veux, je vais peut-être du coup me lancer dans l'endive.

Et ben avec tout ça, c'est-à-dire pas grand chose en fait, j'étais à moitié fatiguée en rentrant sur le coup de 6 h, partie faire un somme, et ronflé. Aîe, aïe, aïe, mémé vieillit !


 

IMG_5536À peine posé le sac de plage sur la table dans l'idée de le laver et de le ranger (oui, je sais, il est temps) que le gros en avait fait son hamac. D'ailleurs j'ai essayé de le suspendre à un porte-manteau (le sac, pas le chat direct) mais il a clairement dit non. Dommage ça aurait valu le coup d'oeil. Bien, le sac ne sera donc pas lavé tout de suite.

 

Posté par plumequivole à 21:59 - Commentaires [10] - Permalien [#]

À PROPOS DE DATES...

Ce n'est pas que je veuille à tout prix casser l'ambiance en cette période de chocolats et guirlandes mais puisqu'ici et là on s'intéresse aux anniversaires de l'Histoire, je souhaite marquer celui-ci : 1er décembre 1944. Entre autres raisons parce qu'il fut et est encore soigneusement occulté par l'Histoire officielle.

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Le texte ci-dessous émane d'une association des familles de soldats sénégalais :

"Il y a 72 ans aujourd’hui, le 1er décembre 1944, l’armée coloniale française commettait le massacre de Thiaroye au Sénégal. Les victimes sont des tirailleurs sénégalais ayant participés au combat contre le nazisme et ayant été fait prisonniers par les fascistes allemand. Ces prisonniers africains ont passés leur temps de captivité en métropole, les nazis ne voulant pas d’indigènes sur le sol allemand. Certains d’entre eux s’évadent et rejoignent la résistance. Libérés des camps, ils sont démobilisés et rapatriés au camp de Thiaroye le 21 novembre. Ils attendent le paiement des arriérés de leur solde qu’on aurait dû leur verser en France avant leur départ. La hiérarchie militaire leur propose de surcroît de changer leurs marks à la moitié de leur valeur. Les tirailleurs protestent et séquestrent un général qui est libéré après avoir promis une réponse rapide aux revendications. La nuit suivante l’armée française bombarde et mitraille le camp.

L’historienne Armelle Mabon de l’université de Bretagne- Sud estime le nombre de victimes à 400 personnes alors que l’Etat français n’en reconnait que 35. De surcroit un procès est intenté contre 34 survivants par le gouvernement provisoire. Il est entièrement à charge et débouche sur la condamnation et la dégradation militaire de 34 tirailleurs. Plusieurs d’entre-eux sont emprisonnés et ne seront libérés qu’en avril 1947 après une grâce présidentielle. Depuis cette date les familles des victimes se battent pour que justice soit faite à ces libérateur de la France. Voici ce qu’elles disent en exigeant l’ouverture des archives :

« Thiaroye 44 » n’est pas une « répression sanglante ». Nos pères et grands-pères n’ont jamais contrevenu aux règles. Ils ne se sont pas mutinés. Ils ont eu simplement ce courage de réclamer des droits pécuniaires que les autorités ne voulaient pas leur verser et dont ils ont été spoliés définitivement. Cet argent est resté dans les caisses de l’Etat français. »

Les familles de victimes exigent que toute la lumière soit faite sur ce massacre de masse."

Posté par plumequivole à 18:42 - Commentaires [6] - Permalien [#]

Elle bosse, qu'elle dit !

On se demande bien quand. En fait en ce moment j'arrête pas de regarder...la télé. Enfin, Arte quoi. Une vraie rafale ces jours derniers et rien que du bon, du beau.

- Ce soir un long doc sur Jack London. Suis assez rétive sur les docs consacrés à des gens connus, parce que la plupart du temps je trouve ça assez blablabla, avec plein de "spécialistes" qui s'écoutent ne rien dire, mais là bravo, bravissimo, passionnant d'un bout à l'autre. Et y avait pas intérêt à m'ennuyer avec des platitudes parce que Jack London est dans mon panthéon perso, tout en haut.

http://www.arte.tv/guide/fr/064438-000-A/jack-london-une-aventure-americaine

- Hier un film de fiction israélien, Le procès de Viviane Amsalem. Raconte le parcours du combattant d'une femme qui essaie de divorcer de son mari dont elle est séparée de fait depuis...30 ans. Des fois on a envie de balancer un uppercut aux juges (religieux), au mari, aux témoins, mais bon ça serait bête et vain d'abimer son écran par un geste inconsidéré. Mais quand même c'est atroce. Superbement joué par tous les acteurs (même les cons).

http://www.arte.tv/guide/fr/069818-000-A/le-proces-de-viviane-amsalem

- Avant-hier un doc encore, en forme de carnet de voyage virtuel, sur ce qu'était l'Europe politique et artistique à la veille de 1914. Très intéressant aussi. J'avais déjà vu des films de ce documentariste anglais (Don Kent) et je trouve qu'il fait merveille pour montrer de façon très personnelle et expliquer simplement des choses complexes. C'est rare et donc précieux.

http://www.arte.tv/guide/fr/048752-000-A/juste-avant-l-orage

 Et désolée pour les liens juste collés, mon éditeur de lien s'est mis en grève depuis hier.

Posté par plumequivole à 23:46 - Commentaires [3] - Permalien [#]

Décembre va être chaud.

Non, je n'ai pas lu dans le marc de café les prochains effets du réchauffement climatique pour le mois qui vient. Je parlais de mon emploi du temps de soi-disant retraitée. Si ça continue je ne vais même pas trouver le temps pour écrire ma lettre au Père Noël.

Il y aura, ça c'est dans le calendrier normal, la relecture-correction de la revue bimestrielle. À quoi vont s'ajouter deux imprévus. Hier on m'appelle pour me proposer de traduire un assez gros dossier pour le programme cinématographique 2017  des écoles bilingues. À faire d'urgence, évidemment. On me demande mon tarif, je le donne, on l'accepte sans protester, on m'envoie le boulot par retour de courrier et hop dès ce matin Plume est au taf pour respecter les délais. Ça c'est pour remplir la caisse parce que le Père Noël est un peu radin ces temps-ci, donc faut participer, sinon il fait grève sur le toit.

Ensuite y a Plume et son côté dame de charité. Si, si, ça existe. A beau être devenue par necessité aussi rapia qu'un harpagon, quand on sait lui demander gentiment, elle bosse encore gratos. Mais faut avoir l'art et la manière ! Et c'est comme ça que je me suis laissée charmer par la quasi déclaration d'amour (littéraire !) du jeune écrivain en devenir dont je vous ai déjà parlé. Un coeur de pierre n'y aurait pas résisté. Bon, déconne à part, je n'avais pas besoin qu'il chante mes louanges, son bouquin parle pour lui. Mais y a du taf ! Heureusement qu'il n'est pas pressé trop.

 

9782213662206-001-X_0Et puis tiens, je viens de gagner du temps en allant prendre le café chez mes voisins, pas besoin finalement d'écrire au Vieux barbu, j'ai fait ma commande : la toute récente traduction de La montagne magique de Thomas Mann. J'ai lu et entendu tellement d'éloges sur cette traduction que j'ai très envie de réattaquer le pavé que pourtant j'avais déjà relu l'an dernier. En tiquant un peu justement sur le style très daté et assez lourdingue par endroits. J'ai hâte.


 

 Et puis j'ai fait une petite pause aération des neurones, un petit tour digestif au pas de charge  jusqu'à la digue. Ça caille ! Un joli vent de nordet. Mais avec ça un ciel plus bleu que bleu. Quelle chance ont, même les jours de classe, les gamins qui vivent ici !

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Posté par plumequivole à 18:07 - Commentaires [15] - Permalien [#]

Babylone tu déconnes

Bon, après promis je vous fiche la paix avec les musiques que j'aime. Enfin, un petit bout de temps...Mais là c'est totalement la faute de Karagar. qui bien involontairement m'a remis en mémoire un concert de Bill Deraime dans un café de Douarn, le Malamok. C'était il y a...quelques années (compter en dizaines).

Et puis tiens, pour ceux qui couperaient le son tout de suite, et pour le même prix, je vous mets les paroles. Chuis chiante, hein !

Quoiqu'il arrive demain
Je n'suis pas près d'oublier ça.
Un mec heureux m'a serré la main
Un jour où j'avais froid.
Ecrasé sous une paire de seins géants
J'attendais le métro,
Il s'est assis près de moi en rigolant,
Et en jouant avec un yoyo
Yo yo yo
Il m'a demandé comment ça va ?
J'ai répondu un peu surpris :
Moi je suis loin du Nirvana
Mais la vie c'est la vie.
Il me racontait des tas d'histoires
Debout dans le compartiment
quand j'ai vu tout le monde
Se parler, comme une parenthèse
Qui s'ouvrait dans le temps.
Je lui ai demandé où il allait.
Il m'a répondu : je ne sais plus,
Mais c'est pas grave là où je vais
Je ne serai jamais perdu.
Il est descendu en dansant
à Sèvres Babylone.
Il dansait en chantant
Babylone tu déconnes.
Babylone Babylone
Babylone tu déconnes
Babylone Babylone
Bientôt t'écraseras plus personne.
Babylone Babylone
Babylone tu déconnes
Babylone Babylone
Bientôt t'écraseras plus personne.
Si vous le rencontrez par hasard
Ne le rembarrez pas.
Les occasions sont tellement rares
De rencontrer des mecs comme ça.
Non, ce n'est pas un ringard
Vous apitoyez pas.
La pitié salirait son art,
C'est un comique en tenue de gala.
Moi je l'ai revu depuis ce jour
Et je peux bien aller le voir.
Les médecins disent qu'il est fêlé,
C'est vrai qu'il se fend la poire.
Chambre vingt trois,
pavillon des lilas.
Si tous les hôpitaux du monde
Pouvaient chanter comme ça.
Babylone Babylone
Babylone tu déconnes
Babylone Babylone
Bientôt t'écraseras plus personne.

 

Posté par plumequivole à 00:22 - Commentaires [5] - Permalien [#]