a zeiz da zeiz

Ar baradoz / Le paradis

Entre deux journées de répétitions, épuisantes comme il se doit pour que ça rende bien, Plume s'offrit en nocturne (ou presque) son premier bain de l'année, bref et revigorant, et une nuit sereine dans son 3étoiles à roulettes. Le but premier étant d'économiser du carburant. Comme quoi les détails les plus vulgaires peuvent vous mener en escale au paradis...

Peu d'images parce que nous cliquâmes par erreur sur un truc où il fallait pas cliquer et que l'appareil du coup se permit des libertés bizarres et des photos encore plus bizarres, mais moches. J'ai sauvé ceci :

Il y a environ 25 ans le cordon de galets que vous voyez à la base dépassait largement le sommet de la dune qui lui-même était plus haut que les 2 mètres environ que l'on voit ici à nu.

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Vagues du soir

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Jésus du cap

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Et voilà pourquoi Plovan est pour moi synonyme de paradis.

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La lampe d'Aladin

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J'aime bien d'un coup de zoom me noyer au coeur du soleil.

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Vagues du matin, vent de terre

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Posté par plumequivole à 23:23 - Commentaires [10] - Permalien [#]

Livioù miz Mae /Couleurs de mai

Hier je parlais de cagnard et Karagar en était épaté, aujourd'hui c'était pire : une très épaisse couverture de nuages plutôt sombres, pas le moindre souffle d'air, une chaleur lourde à suer sans bouger. J'ai bougé quand même. Tondeuse dans les allées communes, arrosages fournis pour cause d'absence prévue, quelques semis encore : haricots beurre, potimarrons, encore un peu de melons, nettoyage sévère entre les petits pois, lesquels seront bons à cueillir d'ici une semaine...hmmmmm....et repiquage de quelques petits larcins floraux chez les voisins. Après quoi je n'avais plus que tout juste la force de prendre des photos, que voici.

Chez moi d'abord :

Celle-ci c'est juste parce qu'elle me fait rire. Mise en scène du bal des fantômes.

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Chez les autres, et dans les parties communes :

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Posté par plumequivole à 18:24 - Commentaires [20] - Permalien [#]

Petits riens bien

Plume a horriblement mal dîné ce soir :

- artichaut frais coupé du jardin

- petits maquereaux pêchés du matin et salade verte (euh non, rouge) du jardin

- fraises du jardin

Et toute cette succulence pour pas un kopeck. Les maquereaux c'était cadeau d'une copine de retour de pêche dans la baie. D'ailleurs ma religion en prend un sacré coup, car en ce moment on n'arrête pas de m'offrir de la poiscaille. Et je ne peux décemment pas refuser ! Le lien social, que voulez-vous...


Avant ça j'étais partie soigner mon rhume au jardin. Sous le cagnard. Planté ce jour une nouvelle courgette (blanche) et d'autres aubergines, échangé des fêves à semer cet automne contre des graines de melons à semer presto, planté céleris raves. Fait une douche au savon noir aux rosiers empuceronnés.


Restons bien prudents mais il me semble que cette année les potagères ne demandent qu'à germer, lever, grandir, fleurir, donner. Croisons les doigts bien serré...


Au fait, j'avais pas dit ! Dans la série tout va bien, l'ananas a pris en pleine terre ! Vient de faire une jolie feuille. Youpi !


 

 

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Marathon des glaces

Enfin, marathon n'est pas vraiment le bon mot, puisqu'il s'agit de lecture et que j'ai tout mon temps, mais en tout cas c'est un parcours de longue haleine, et en trois étapes.

Je venais de terminer un roman de Arnaldur Indridason, Le livre du roi, qui m'avait bien déçue, ennuyée même par moment, noyée que j'étais dans le désordre de la narration et bien des longueurs, des répétitions et des complications inutiles. Je me suis forcée à le terminer mais jusqu'à plus ample informée je préfère ses polars, de beaucoup. (Ça c'était la petite note spécial Calyste)

Mais je suis restée en Islande ! Et j'ai fait une découverte de taille. L'écrivain s'appelle Jón Kalman Stefánsson, né en 1963, jeune donc. (Z'avez remarqué, je prends soin d'utiliser les caractères de l'islandais ! Ça aussi c'est une manière de voyage...). Comme je ne connaissais pas et qu'il s'agit d'une trilogie, prudente j'ai d'abord acheté un seul livre. Et fissa j'ai couru acheter les deux autres !

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Un roman donc, situé à la fin du 19e siècle, dans le monde des pêcheurs de morue (l'or de l'Islande à cette époque !). Mais même si l'on est plongé, et c'est le cas de le dire, dans la vie quotidienne des marins et de leur entourage ça n'est en rien un roman descriptif, réaliste, ethnologique ou je ne sais quoi de ce genre. Plutôt une quête poétique, parfois ponctuée de traits d'humour très noir et très drôle, le voyage intérieur au très long cours d'un jeune garçon, nommé "le gamin" dont la vie est bouleversée par la perte de son ami Bárður. Lequel a oublié sa vareuse au moment de partir en mer, parce qu'il était occupé à retenir des vers du Paradis perdu de Milton qu'un vieux capitaine amoureux des livres lui avait prêté. Un oubli qui ne pardonne pas dans ce monde glacé. Bárður meurt en mer. Et le gamin désespéré quitte le campement des pêcheurs pour entreprendre un interminable et dangereux voyage dans la neige et le brouillard. Il a avec lui le livre qu'il veut restituer à son propriétaire. Il a très envie de se laisser mourir et d'ainsi rejoindre son ami, mais il veut d'abord rendre ce livre. Et de fil en aiguille, ou plutôt de rencontres en rencontres l'envie de vivre lui revient, lentement mais sûrement.

Et voilà, j'en suis là, fin du 1er tome, fin de la première errance du gamin.

Plus je fréquente les Islandais plus je suis ébahie par leur amour des livres. On en a souvent parlé, ça me paraissait un rien cliché folklorique et peut-être surfait mais ici cela devient une évidence (déjà claire dans Le livre du roi, mais cette histoire-là se passait dans un milieu d'enseignants et d'amateurs de vieux grimoires, différent donc). Comment expliquer cela ? À la différence d'autres vieux peuples chez qui se perpétue une culture très ancienne mais orale, en Islande les vieilles sagas mythiques, les longs poèmes héroïques, les mêmes plus ou moins que celles des Norvégiens et des Danois, ont été très tôt mis sur le papier, moultes fois recopiés, puis bien sûr avec le temps et le progrès imprimés, conservés soigneusement et multipliés. Il n'y a jamais eu d'invasion ni de pillages et destructions comme par exemple sur l'Europe de l'Ouest atlantique avec entre autres le sac de pas mal d'abbayes. Du coup ces textes ont fait dans la continuité partie de la vie ordinaire des gens, et de toutes les couches sociales. Rien que ça, ça vous transporte dans un autre monde. Peut-être aussi que les conditions climatiques extrêmes et la vie plus que difficile qui en découlait ont joué un rôle. Le désert froid, la neige, la mer déchaînée, les nuits interminables, la solitude, la vie, la mort, les rêves...tout ça doit au fil du temsp construire une forme d'esprit bien particulière. Par ailleurs le protestantisme, religion d'État en Islande, a sans doute aidé à consolider l'intérêt pour la chose écrite et a joué un grand rôle dans le développement de l'école. Et comme ils ont été assez malins pour respecter les mythes anciens...

Bon...je laïusse, je laïusse...Bref, vous l'aurez compris, si je n'en suis pas à mon premier Islandais, là c'est la découverte du siècle ! Au moins.

Le charme puissant de ce livre doit aussi beaucoup à la traduction. J'ai lu quelque part qu'Éric Boury était LE traducteur de l'islandais, le meilleur, je veux bien le croire. Quel talent ! Quel style !

À propos de traduction, comme cela m'arrive quand je suis scotchée sérieusement par un livre, je me suis dit très vite qu'il faudrait le traduire en breton. Un rêve ? Eh ben pas forcément...Je connais une Islandaise, excellente bretonnante, et qui sait ce qu'écrire veut dire. Je crois sérieusement que je vais la contacter. Mais 3 tomes...c'est du boulot et surtout c'est des sous à chercher...On verra.

Cela dit, dans ce monde si étrange on n'entre pas forcément. J'imagine assez qu'on puisse rester à la porte.

 

Posté par plumequivole à 21:44 - Commentaires [6] - Permalien [#]

Gloire au tilde in saecula saeculorum, amen !

18519911_10155980269068943_7153317661605985078_nJ'ai pas bien l'habitude de parler ici des discriminations dont est victime la langue bretonne de la part de l'État français, chaque chose à sa place étant mon petit réglement bloguien perso,  mais celle-ci vaut son pesant de cacahuètes et de plus après avoir déclenché un éclat de rire général sur les réseaux sociaux elle se termine bien. Alors je raconte :

Voici quelques jours naît à Kemper un garçon que ses parents décident de prénommer Fañch, soit une des formes les plus courantes, c'est rien de le dire, d'une banalité totale même, correspondant au français François. Refus de l'état-civil de la ville de Kemper, au motif que vient d'être pondue une circulaire excluant un certains nombre de signes diacritiques parmi lesquels le tilde. Lequel est présent dans pas mal de prénoms bretons et basques, et pas en tant que coquetterie mais nécessaire au signalement de la prononciation des dits noms. mais que voulez-vous, en bon françouais, un malheureux tilde peut se révéler une attaque sournoise aux valeurs sacrées de la Frañce (oh pardon) républicaine, éternelle et indivisible.

Ça n'a pas fait un pli, ça a fait un buzz, une immense marrade, internet, presse écrite et audiovisuelle, bref...et voilà le tour est joué, la mairie baisse sa culotte, reconnaît que cette obscure circulaire finalement on sait pas trop d'où elle vient, avoue qu'elle n'a pas force de loi et que même elle est en contradiction avec la loi sur la reconnaissance de l'égalité de traitement des langues de France, bref, excusez-nous on s'a gouré, faites comme si on n'avait rien dit, et le prénom de votre enfant est valable. Moins de 3 jours pour se ridiculiser, chapeau les scribes.

Tiens j'avais oublié complètement (mais Fils lui me l'a rappelé à cette occasion) qu'on m'a fait un coup semblable à sa naissance et qu'on l'a privé de K pour lui mettre un C. Mais bon, Internet et la possibilité d'alerte qui va avec n'existaient pas, on était tout seul à râler et à se dépatouiller face aux services dit compétents et on avait, faut l'avouer, d'autres chats à fouetter. J'ai laissé courir. On a réussi bien plus tard à faire modifier sur certains papiers mais pas tous. Enfin on s'en fiche un peu ça ne change pas la prononciation.

 

Posté par plumequivole à 19:01 - Commentaires [18] - Permalien [#]